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Endométriose : La gestion de « l’après »

  • Photo du rédacteur: Paolo De Angelis
    Paolo De Angelis
  • 10 mars 2021
  • 2 min de lecture

Lorsque l’on est malade, on nous explique plus rapidement le chemin médical à suivre que la gestion de « l’après ». L’après, c’est ce moment où vous avez votre diagnostic et que vous devez apprendre à vivre avec.

Comment gérer ma douleur ? Comment communiquer avec mon entourage ? Comment aider mon corps à « lutter » contre ces douleurs chroniques ?

Aujourd’hui, je vous propose certaines aides et quelques pistes de réflexion, qui, je l’espère, pourront vous aider à mieux vivre votre quotidien.


Alimentation anti-inflammatoire


L’endométriose créée des inflammations chroniques. Afin d’aider à lutter contre ce processus inflammatoire, certains aliments sont conseillés (cliquez sur les infographies ci-dessous pour voir les images complètes).



REMARQUE : les excès ne sont jamais bons pour la santé. C’est pourquoi, si vous désirez des conseils adaptés et personnalisés, je vous encourage à prendre RDV avec un diététicien-nutritionniste (pour moi, c’est ici 😊).


Réduction du stress


Les femmes atteintes d’endométrioses ont souvent le profil suivant :

- Anxiété

- Besoin de contrôle (ou surcontrôle 😊)

- Désir de perfection


Attention de ne pas généraliser tout cela et de ne pas être réducteurs dans vos pensées (endométriose = contrôle ++ par exemple).


Les traitements et les opérations sont une chose, le travail sur soi en parallèle en est une autre.


Pour vous aider à réduire vos stress de nombreux chemins sont possibles :

- Méditation

- Sophrologie

- Pratique physique et/ou sportive adaptée

- Ecoute de son corps

- Amélioration de l’alimentation

- Psychologues

- …


Il n’existe pas UNE méthode meilleure qu’une autre. La meilleure c’est celle qui vous parle à VOUS.


Cela peut aussi être un combo de pleins de petites choses (alimentation + bien être + sport + voir ses amis… open to you !).


Et si on parlait de VOUS ?


Vous, les personnes atteintes d’endométrioses.

Vous, l’entourage.

Vous, qui de près ou de loin avez, ou allez peut-être faire face à cette maladie un jour.

Je vous propose des petites pistes de réflexion.


Avoir ses règles :


C’est un moment douloureux, où l’énergie est concentrée pour lutter contre la maladie.

La femme atteinte d’endométriose peut avoir des excès d’humeur (ne seriez-vous pas excédé si vous souffriez régulièrement de manière intensive ?).

Plutôt que d’exprimer votre mécontentement face à son comportement, pourquoi ne pas lui laisser un temps pour elle ?

De l’espace ! Un bon moyen pour lui permettre de ralentir et souffler.

Pourquoi vous n’en feriez pas un peu plus pour lui permettre d’en faire un peu moins ?


Protection hygiénique


Vous avez surement déjà essayé les tampons et les serviettes.

Il existe d’autres moyens moins invasifs, plus écologiques et moins chers :

- La « CUP » menstruelle (CUP = coupe)

- La culotte menstruelle

Loin d’être un expert dans ces domaines, je me suis renseigné au mieux pour vous aider. 😊


L’après règle


La phase de douleur peut être suivie d’une phase de regain d’énergie. Ralentir pendant les règles pour mieux repartir ensuite 😊.


Les enfants


Ils sont tout à fait capables de comprendre votre douleur. Essayez de trouver les mots adaptés pour leur expliquer.


Soutien


Il n’y a pas un « tuto parfait » pour accompagner une personne qui souffre d’endométriose. S’y intéresser et communiquer reste la priorité.

Votre bienveillance et votre volonté d’aider fera le reste.


Endométriosement votre,


Paolo DE ANGELIS

Diététicien-Nutritionniste


 
 
 

1 commentaire


George Destiny
George Destiny
05 août

Ce titre m'a tout de suite interpellée. L'endométriose, c'est une bataille constante, et souvent, on se focalise tellement sur les moments de crise, sur la douleur aiguë, qu'on oublie parfois l'après. J'ai vécu quelque chose de similaire l'année dernière après une période particulièrement difficile. J'étais tellement épuisée, physiquement et mentalement, que j'avais l'impression d'être une coquille vide. Gérer les conséquences, retrouver une forme de normalité, réapprendre à faire confiance à mon corps, tout cela a pris un temps fou. C'est un cheminement lent, plein de petits pas en avant et parfois de reculs. Je me demande comment on fait pour ne pas se laisser submerger par la peur que les choses ne redeviennent jamais comme avant. Merci pour ce sujet…


magius

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