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  • Paolo De Angelis

Le Bliss point :

Mis à jour : oct. 12

Quel est ce nom ? Où le trouver ?... Retrouvez toutes les explications dans cet article, sans oublier mon avis à la fin. Bonne lecture à toutes et à tous !


Qu’est ce que le Bliss point ?

Appelé aussi en français le « point de félicité », c’est un mélange optimisé pour vos papilles entre sucres, matières grasses et sel.

Où trouve-t-on ce fameux « bliss point » ?

Nous le trouvons dans les aliments ultra-transformés (AUT), fabriqués par les industries agro-alimentaires.

Ces dernières ont très bien compris comment rendre accros les consommateurs et cherchent constamment à décupler leurs plaisirs gustatifs au travers de ces AUT.

Un aliment ultra-transformé (AUT) c’est quoi ?

NOVA est un système de classification, reconnu internationalement, qui répartit les aliments en 4 groupes, suivant le degré de transformation des éléments qui les composent.

Ces 4 groupes sont :

1. Aliments non transformés ou très peu transformés (légumes, fruits, œufs, lait…)

2. Ingrédients culinaires transformés (huiles végétales, sucre de table, sel de table…)

3. Aliments transformés (conserves, graines salées, poissons en boite ou fumés…)

4. Aliments ultra-transformés (confiseries, crèmes, gâteaux, plats prêts à consommer, gâteaux d’apéritifs…)

Les AUT sont donc des produits dont la fabrication nécessite plusieurs étapes, qui coûtent peu chers et ont une longue durée de vie. On peut parler ici de « prêt-à-manger ».

Ces AUT sont composés non seulement de graisses, sels et sucres, mais aussi d’additifs, conservateurs, édulcorants et autres éléments chimiques de synthèse (fabriqués chimiquement) qui servent à donner du goût, de la saveur, ou rallonger la durée de vie des aliments.

Mais pourquoi mange-t-on ces AUT ?

Le pouvoir des agro-industriels : la désinformation


Les pouvoirs du marketing et de la publicité sont ancrés dans notre société. Nous consommons à outrance en fonction de ce que nous dictent et nous rabâchent les panneaux publicitaires, pubs radio, pubs télé… et ce sont les AUT qui sont en tête d’affiche.

La saveur sucrée : la chef du big 3


Tous les produits industriels sont de plus en plus sucrés. Cette saveur est prévalente sur l’acide et l’amer quand on mange un aliment.

Qui l’a bien compris ? Les industries agroalimentaires.

Le sucre est la drogue ultime de l’alimentation. Ajoutez à cela du sel et des matières grasses de manière optimisée et vous créez une véritable bombe culinaire qui leurre complètement votre cerveau et vous rend ADDICT.


Mais comment peut-on devenir addict de produits que l’on sait « délétères » pour notre santé ?


Le circuit de la récompense :


Lorsque nous ingérons un aliment qui nous fait « plaisir », cela active le « circuit de la récompense ». Notre corps a aimé ce qu’il a mangé et en réclame plus. Le problème ? Pour retrouver ce degré de « bonheur » de la première fois, vous allez manger en plus grande quantité cet aliment.

Prenons un exemple connu de tous, les CHIPS :

- Êtes-vous capable de n’en consommer qu’une seule après ouverture du paquet ?

- Si oui, quel effort mental devez-vous faire ?

- Cela n’entraine aucune frustration chez vous ?

Pour la plupart des personnes, la consommation d’une chips n’est pas envisageable. Vous êtes en plein Bliss point gustatif 😉


Une culture culinaire française à revoir :


Des habitudes ancrées dans notre quotidien :

Le matin c’est pain/beurre/confiture avec le verre de jus d’orange, ou bien un grand bol de céréales soufflées avec du lait chocolaté pour les enfants.

Lors des repas, une bonne grosse part de viande rouge avec des sauces industrielles, du vin, du fromage, des charcuteries et du pain en grande quantité.

Au goûter, des tartines de pâte à tartiner et verres de jus de fruits ou sodas. Pourquoi pas une glace en été de temps en temps.

Qui ne se reconnait pas dans ces habitudes ? Nous sommes nombreux/nombreuses à avoir consommé ces aliments en excès.

Ce type d’alimentation n’a fait qu’augmenter notre appétence pour le trop sucré, le trop salé et les « mauvaises » graisses.


Quelques conséquences :


- Développe une appétence accrue, dès le plus jeune âge, pour les AUT

- Augmentation du risque d’obésité

- Facteur de risque de nombreuses maladies (cancers, cardiovasculaires, diabète type 2…)


Mon avis :


Les produits industriels sont des produits ULTRA TRANFORMES.

Je conseille à toutes les personnes qui le peuvent de limiter leur consommation au maximum !

Si vous êtes amenés à manger des AUT, savoir lire les étiquettes et comprendre ce qu’ils mettent dedans vous permettra de mieux choisir (« lecture des étiquettes » est une séance que je vous propose en rendez-vous afin que vous soyez autonomes lors de vos courses).

Et sinon, quoi faire ?

Manger BRUT le plus possible !

Je ne vous dis pas d’arrêter de consommer du fromage, de la viande rouge ou autres… mais de tendre vers une alimentation plus naturelle, et de consommer les AUT de manière plus occasionnelle (voire rarissime si vous le pouvez, chacun ses objectifs 😉).

Oui, manger brut demande un temps supplémentaire de préparation.

Oui, même dans les aliments bruts il y a des choix à faire pour avoir de la qualité dans votre assiette.

Oui, vous n’avez pas le temps et pleins de choses à gérer.

Oui, le changement c’est perturbant et cela demande du courage…

Et si vous voyiez les choses différemment ?

- Manger mieux c’est d’abord apprendre à connaitre comment fonctionne son corps et à quoi servent les aliments que l’on ingère.

- S’informer sur comment mieux manger ne veut pas dire devoir TOUT faire d’un coup. Je le répète assez souvent, personne n’est parfait et manger mieux peut se faire en plusieurs étapes.

- Le temps est une question de priorités, cela demande une réorganisation et une meilleure planification. Je sais que c’est facile à dire, mais de nombreuses solutions existent pour vous aider à gagner du temps en cuisine (recettes faciles et rapides, batch cooking, meal-prep, AMAP, autocuiseurs…). A vous de trouver ce qui vous correspond le mieux.

- Manger brut c’est avant tout manger pour votre SANTE ! L’équilibre et la qualité alimentaires sont les piliers protecteurs des maladies (on n’oublie pas l’activité physique aussi 😉).

Si vous n’y arrivez pas seuls, des diététicien(ne)s sont là pour vous épauler.

Message aux (futurs) parents :

La santé commence par une éducation nutritionnelle dès le plus jeune âge. Il est de votre devoir et de votre responsabilité d’éduquer vos enfants pour manger équilibré et de qualité.

Pour les AUT, croyez-moi sur parole, ils y goûteront bien assez vite (fastfood, apéritifs de soirées, courses à bas prix…).

Cuisiner peut se planifier comme une « activité en famille » à réaliser, car c’est aussi en faisant que l’on apprend. Leur apprendre les bases de la cuisine c’est permettre une autonomie lorsqu’ils se retrouveront seuls en appartement. Savoir cuisiner et savoir ce qui est bon pour leur santé leur permettra de réduire leurs moments de « flemmes » et de mettre les mains à la pâte.

Vous ne savez pas cuisiner ? Ce n’est pas grave. De nombreux plats sont faciles à réaliser (paolo-diet-angelis sur Instagram et Facebook 😉) et il n’est jamais trop tard pour commencer quelque chose de bon pour votre santé ! 😊

Le temps n’est plus à la culpabilité, ou aux regrets, mais dans l’action de vouloir mieux faire.


Prenez soin de vous,

Diététiquement votre,

Paolo DE ANGELIS

Diététicien-Nutritionniste

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